On me prête parfois des certitudes que je n’ai pas.
On me regarde comme si j’étais arrivé quelque part.
La réalité est plus simple.
Je ne suis pas au sommet.
Je ne suis pas en avance.
Je me place simplement au centre de la roue.
À la périphérie, tout va vite.
Les émotions, les peurs, les urgences, les méthodes, les injonctions.
On y réagit sans cesse, on y corrige, on y compense.
Au centre, rien n’est figé.
Mais tout devient lisible.
Ce placement ne m’appartient pas.
Il n’est ni nouveau, ni personnel.
D’autres, ailleurs et en d’autres temps, ont observé le phénomène :
qu’il existe un point où l’on cesse de lutter contre le mouvement,
sans jamais s’en extraire.
Ce placement ne fait pas de moi un modèle à suivre.
Il me permet de voir ce qui se passe réellement.
Tai Sabaki ne repose pas sur ce que je sais.
Elle repose sur ce que j’observe, encore et encore,
en acceptant de remettre en question ce que je croyais acquis.
Là où l’on élève l’autre,
on se retire souvent soi-même.
Je ne peux pas voir à votre place.
Je peux ouvrir un espace,
où chacun retrouve son propre placement.
Le reste ne m’appartient pas.
À partir d'ici, deux chemins s'ouvrent à vous :