L’homme s’efface derrière son signal.

Qui nous promet l’ubiquité nous offre l’absence.

À force de vouloir être partout, nous ne sommes nulle part.

Le corps est un terminal que l’on cherche à résoudre.

À la périphérie, le monde est lisse, froid, sans relief. C’est le règne du verre et du pixel.On y regarde la vie par procuration,on y mesure son souffle sur une montre,on y délègue son intuition à un calcul.

Mais l’algorithme ne connaît pas le poids de la terre, ni la vibration d’une présence.

La modernité nous a promis la fin des limites en omettant qu’elles sont nos ancres.

Sans le lest du corps, l’esprit dérive.

Il s’épuise dans un monde où rien ne finit jamais,où la nuit n’existe plus, où l’effort n’a plus de chair.

Tai Sabaki est un acte de résistance par le réel. C’est le retour à la vitesse humaine : celle de la marche. 

C’est l’intelligence de la main qui touche la matière rugueuse. C’est accepter la fatigue physique, preuve d’une journée habitée.

Votre existence ne se quantifie pas.

Réapprenez à la sentir.

Redevenez une créature de boue et de souffle, posée sur une terre qui tourne.

Le reste n’est que bruit.


À partir d'ici, deux chemins s'ouvrent à vous : 

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